La crise du pétrole des années 50 sert de toile de fonds pour lancer les trois inséparables dans de nouvelles aventures plus rocambolesques les unes que les autres.
Cette fois-ci, leurs méfaits mettent en émoi rien de moins que toute la population planétaire qui subit de plein fouet les restrictions d'essence.
Montaubert n'en finit pas de nous étonner sur les nouvelles façons de gruger son prochain. S'inspirant de l'actualité riche en faits divers de l'époque, il nous transforme en spectateurs hilares d'une société complètement caricaturée, peuplée de gros naïfs à la destinée toute tracée : celle d'être plumés.
Les gags sont gros et incitent à la franche rigolade. La construction d'un derrick en zone rurale est l'une des meilleures trouvailles de l'album et s'attaque à la sempiternelle "lessiveuse" des agriculteurs cossus de la France profonde.
La méthode "Pellos" est toujours aussi efficiente. La physionomie des personnages principaux est parfaitement maîtrisée et les attitudes sont on ne peut plus explicites. Seule la couleur peut, éventuellement, pêcher par son manque d'originalité.
Mais qu'importe ces petites imperfections, les Pieds Nickelés sont et demeureront les rois bien sympathiques de la roublardise.
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