Je découvre cet album sans avoir lu le précédent (No pasaran), qui ouvre cette aventure. Malgré cela, l’histoire est limpide pour le lecteur et nous suivons avec grand intérêt Max Fridman dans sa progression vers le front de l’Ebre.
L’affaire qui motive tant notre héros, la disparition d’un de ses amis, semble cacher des manipulations militaro-politiques en haut lieu. On se laisse vraiment prendre par le récit en se demandant ce qui a bien pu arriver à cet homme. Les personnages ont de la personnalité et on trouve beaucoup d’humanité en chacun d’eux, ce qui renforce encore l’âme de l’histoire.
Autre intérêt du livre, la découverte de la guerre civile espagnole. Giardino raconte les bombardements, l’évolution du front, l’implication allemande ou encore le manque de motivation des pays « alliés » des Républicains. Et il le fait avec talent puisque jamais nous n’avons l’impression de lire un document. Non, on a plutôt l’impression d’être dans le reportage de guerre.
Les dessins sont eux aussi réussis. Les pages sont aérées, sans surcharge de vignettes, donnant encore aux images chocs plus d’intensité.
Finalement, le seul défaut que je pourrais vraiment trouver, c’est de savoir que cet album est sorti en 2002 et qu’à l’heure d’aujourd’hui, la suite n’est toujours pas parue. Alors, monsieur Giardino, quand saurons nous ce qu’il va advenir de ce charismatique héros qu’est Fridman et où est passé son ami ?
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