Certainement contrariés par leurs multiples déconvenues relatées lors des épisodes précédents, les Pieds Nickelés ont décidé d'œuvrer pour la société en mettant à sa disposition leur débrouillardise légendaire. A cette occasion, Montaubert leur fait endosser les habits du parfait détective privé.
Opposés auparavant aux forces de l'ordre, ils trouvent aujourd'hui grâce à ces dernières une source non négligeable pour obtenir toutes sortes de renseignements sur les déviances des organisations mafieuses ou sectaires.
Toujours basée sur un humour proche du délire, cette aventure nous permet de percevoir, malgré l’honnêteté subite dont peuvent faire preuve nos trois larrons, que leur naturel revient au galop au contact de butin facilement récupérable.
De plus, leur capacité à plonger ouvertement dans les embrouilles est phénoménale. Leur aptitude à s’en extraire devient mythique. Montaubert se joue de toutes ces situations en accumulant les unes après les autres les facéties de son trio.
René Pellos adapte son dessin au scénario en « fluidifiant » son trait pour le rendre plus énergique. Les vignettes quelque peu épurées se succèdent, à la manière d’une course-poursuite incessante, dans un rythme très soutenu.
Il est à noter que la première édition portait le titre "Les pieds nickelés contre les gangsters".
Haut les mains, bas les profils, les Pieds Nickelés sont là, comme il se doit, pour nous faire rire.
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