Le territoire français étant plus que malsain pour les Pieds Nickelés, une expatriation semble des plus nécessaires. Ils abordent donc la côte américaine et plus précisément les Etats Unis, le pays du gigantisme. Ils jettent leur dévolu sur la ville de Chicago connue pour avoir été la capitale du crime organisé pendant la période de la Prohibition.
C’est dans ce contexte des années 1930 que nos trois joyeux drilles vont évoluer dans une ville occupée par des malfrats d’un autre acabit. En effet, le temps est souvent à l’orage et au racket et il pleut des pruneaux comme vache qui pisse. Il va de soit que les Pieds Nickelés ont un sens de l’adaptation inébranlable puisqu’ils vont communiquer avec l'autochtone comme s’ils étaient chez eux et se mettre en chasse de la vedette mafieuse locale sans aucun scrupule.
Montaubert nous entraîne dans une fable déjantée et nous parodie avec malice une société américaine où l’usage de l’arme à feu est aussi courant que celui de la parole. Avec leurs méthodes appropriées que l’on connaît bien, Croquignol, Filochard et Ribouldingue se plantent en dignes représentants du brigandage français (qui paraît bien plus sympathique).
La mise en page est en nette évolution et se détache progressivement des trames précédentes. En effet, la narration omniprésente dans les vignettes se réduit considérablement et allège de fait la lecture. Cette modification donne plus d’aisance au dessin de Pellos qui libère son trait. Les bandits ont des faciès reconnaissables avec leurs sourcils bien épais, leurs nez bosselés et leurs oreilles en chou-fleur.
Hauts les stetsons et bas les profils, n’hésitez pas à mitrailler du regard ce que les Pieds Nickelés peuvent faire au pays de Mac-Haron, vous ne serez pas déçu !
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