Matsuri Hino est donc à l’origine d’un
manga atypique. Spécialiste du
shojo, cette nouvelle série met en scène une histoire d’amour classique impossible entre l’héroïne et deux prétendants potentiels.
La nouveauté réside dans le mélange des genres : une jeune fille, une école, des vampires, de la magie. On est loin de Buffy contre les vampires, les vampires étant là pour étudier et non pour trucider des blondes siliconnées. Deux mondes vont donc se côtoyer le jour et la nuit. On est proche également d’un scénario comme celui de Fruits basket avec une héroïne confrontée à une malédiction d’êtres beaux, intelligents et attirants (comme moi, quoi, en plus je suis sensible et je pratique l’autodérision).
Les puristes de Bram Stoker seront un peu désemparer devant des vampires vivants également le jour et côtoyant en toute impunité les humains. Les renards sont dans le poulailler, qui va se farcir la dinde ?
Quelques passages font également penser à une des trames d’Harry Potter à l’école des sorciers, ces vampires étant également des magiciens. Les moldus n’ont qu’à bien se tenir, d’autant qu’il existe aussi une hiérarchie entre les vampires au sang pur et les autres.
Les personnages respectent les codes du shojo : beaux, élégants aux grands yeux expressifs, une attention particulière a également été apportée aux uniformes avec une touche gothique.
Vampire Knight (chevalier vampire) mélange donc plusieurs genres. A trop mélanger, ce manga va t-il perdre son âme comme les vampires? Difficile de dire encore vers quel genre penche la série et où nous mènera le scénario. On reste dans le shojo avec un univers particulier qui peut réserver de bonnes surprises dans les prochains tomes. Affaire à suivre.