Avec ce tome 5 s’achèvent les aventures du capitaine Wolf et de ses amis. J’aurai suivi avec plaisir ce récit de pirates écrit dans la plus pure tradition si ce n'est qu'ici les pirates apparaissent vraiment comme les gentils, véritables utopistes des océans. Les amateurs de récits historiques apprécieront sans aucun doute ce voyage dans le passé, au temps où les Caraïbes grouillaient d’hommes épris de liberté… et de l’or des marchands.
Les dessins de Terpant rendent largement hommage à ces récits hauts en couleur. Ses paysages et ses bateaux sont somptueux et valent à eux seuls le détour.
Au niveau du scénario, le découpage est plus fluide que dans les précédents tomes et l’action pâtie moins du style graphique qui avait souvent tendance à figer les gestes. En revanche, la surprise n’est guère au rendez-vous puisque l’on sent dès le départ de quelle manière l’histoire va s’achever. C’est dommage ; nous aurions préféré, pour ce type d’aventure, que Bonifay nous mène un peu plus en bateau (hum, elle était un peu facile celle là). Le final sent vraiment le classicisme et l’héroïsme et manque d’originalité, au moins dans son déroulement.
Qu’importe. Sans être une série majeure, Pirates permet de s’évader et de passer un agréable moment, en rêvant devant ces belles planches.
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