Cette nouvelle série, dérivée des
brumes d'Asceltis, est totalement autonome. Il n'est pas besoin de connaître l'autre série pour commencer celle ci, bien que l'on puisse supposer que l'on va trouver des éléments qui vont nourrir la série principale au fur et à mesure du développement de celle-ci.
J'aime beaucoup le principe de l'histoire sur deux époques où un grand-père raconte l'histoire à des enfants qui apportent leurs visions des éléments importants tout le long de l'album.
A la fin de ce premier tome qui présente les personnages et la situation, on a une histoire classique où, même sans la machination de Sempra, Aldia doit faire un choix qui le dépasse. J'ai l'impression de retrouver l'ambiance manichéenne des films de cape et d'épées des années 50. Sempra fait tout pour retrouver le prestige et les pouvoirs que lui accordait son dieu.
Doit-on voir dans cette série, au-delà de l'histoire agréable, une critique sur le fanatisme de certains prêtres/religions ?
Le dessin de Deplano assez rond et surtout par les couleurs de Malosso, j'ai eu une impression de calme et de tranquillité, qui convient bien au début du récit pour montrer comment vivent les Naabdir sur leur île. Cela fonctionne aussi sur les scènes de combats qui sont rapides et violentes. Cela amène une ambiance particulière à cet album.
En plus de l'histoire d'Aldia, on voit qu'Obion le dieu des Naadbir a lui aussi ses problèmes et se pose des questions "métaphysiques". Pour l'instant il est impossible de dire comment cela va influer sur la suite.
Pour cela il faudra attendre les prochains albums !