L'
Heroic fantasy, c'est en fait un peu toujours la même chose, sur le fond : le Bien contre le Mal, les quêtes plus ou moins initiatiques. On a la trame de l'histoire, et en principe le Bien gagne à la fin. Pas vraiment de surprise sur le fond, tout se joue plus ou moins sur la forme. Cette série ne déroge pas à la règle : le prince Zarlgoth contre la déesse Yulinn, le chevalier devant réunir les lames pour que la prophétie s'accomplisse. La métaphore du régime nazi avec l'extermination des Juifs saute ici bien entendu aux yeux. Cela dit, ce tome dense étale beaucoup de pièces du puzzle et est aguicheur : comment toutes ces pièces vont-elles se mettre en place ? On voit aussi qu'il manque des pièces (qui sont ces 5 lames ?)
Je trouve les personnages, les planches en général, plus travaillées et plus abouties que dans les
contes de Brocéliande, précédente collaboration de Dépé. Les couleurs ne doivent pas être étrangères à cette impression, elles le sont aussi. Les méchants sont tous plus vilains-pas beaux-moches (c'est dire s'ils sont effrayants) les uns que les autres (la couverture donne le ton), les combats sanglants. Ça, du sang, il y en a, âmes sensibles s'abstenir.
Cette série offre un début alléchant bien que classique, mais j'attends le tome 2 pour être complètement enthousiasmée ou déçue suivant l'évolution du récit.