On revient à cette série comme on chercherait l’ombre protectrice d’un grand arbre lors d’une journée de soleil écrasant. Avec ce troisième et dernier tome de Histoire couleur terre, Kim Dong-Hwa nous emplit à nouveau de ce bonheur qui ressort de ses planches ; un bonheur fait de beauté et d’authenticité.
Car le rythme est resté le même. Sage. Paisible. Frais. Ihwa et sa mère auxquelles on s’est vraiment attaché se ressemblent de plus en plus. La jeune fille est devenue femme (elles se ressemblent énormément). Et sa mère la contemple, l’observe s’épanouir. Leur humble mode de vie les faisant évoluer ensemble, les comparaisons se font facilement.
On assistera encore à de très belle scènes tout en se délectant de superbes dialogues poétiques. Beaucoup des situations, pour ne pas dire toutes, sont très importantes pour l’histoire et sont autant de manières pour l’auteur de disserter sur ces thèmes qu’il aura abordés tout au long de l’œuvre : l’amour, l’attente, la maturité mais aussi la place de la femme et son combat discret pour exister...
On pourra regretter que si peu de planches soient accordées aux dernières retrouvailles avec le "petit moine". Cette dernière rencontre est pourtant très forte. On applaudira aux scènes du mariage : pour cela, cette série est très intéressante, on en apprend beaucoup sur les mœurs de la Corée d’il y a quelques dizaines d’années.
Histoire couleur terre est un très joli
manhwa. Ses trois tomes permettent une immersion longue dans cet univers si délicatement peint des relations entre une mère et sa fille. Un vrai bijou de lecture !