On ne présente plus le grand Osamu Tezuka, véritable père du
manga moderne. Il a touché à tous les sujets et n’a pas hésité à égratigner une icône de la littérature fantastique. Dracula en prend un sacré coup dans ce livre débordant d’humour. Nous suivons la vie d’un vampire dans son côté le plus burlesque. D’abord, Dracula n’est plus vraiment un méchant. Il ne vide pas le sang des victimes au point de les faire mourir, il a une fille, il a un certain esprit de justice, etc etc.
Le livre est composé de nombreuses petites histoires totalement indépendantes les unes des autres. Les sentiments humains sont largement mis en avant dans ces fables et Tezuka s’amuse beaucoup en mettant en scène des vampires. Cela lui offre une grande latitude pour raconter ce qui lui passe par la tête et pour surprendre le lecteur.
Le chasseur de vampires en prend aussi pour son grade (il a des crises d’hémorroïdes chaque fois qu’il est en état de stress !). On fait également la connaissance, à un moment donné, de la mère de Chocolat, qui est une séduisante « louve-garou ».
Malgré des dessins faisant penser à un livre pour enfants, histoires et propos s’adressent surtout aux plus grands. Ils feront passer un très bon moment au lecteur même s’il ne s’agit pas d’une œuvre majeure de Tezuka. L’ensemble des histoires de Don Dracula ont été compilées en deux tomes parus chez Soleil Manga en tout petit format. C’est pratique à emmener avec soi mais cela pourra gêner ceux qui ont une mauvaise vue tant les dessins et les caractères sont petits.