Avec ce nouvel opus de
Tigresse Blanche, le duo Wilbur-Conrad se reforme. Cela ne semble rien mais ca change beaucoup de choses. Alors que le précédent tome se montrait en deça,
l'espionne sur le toit renoue avec le souffle d'espionnage qui manquait. Parfois le fait de jongler entre les différentes factions donnent des situations cocasses.
Et pour soutenir ce paralèlle entre le comique et l'espionnage on retrouve le dessin de Conrad. Avec son style proche de la
ligne claire et semi réaliste il met en action des personnages qui peuvent sembler loufoques. Ainsi, on a l'impression d'avoir des individus qui sont des caricatures d'agents secrets ou de communistes chinois. Graphiquement cet album se montre plus riche et varié tant au niveau des personnages que des décors. C'est avec plaisir que l'on relira ensuite les aventure de
l'espionne sur le toit.
Ainsi, ces deux auteurs nous font découvrir une période sombre de la Chine mais avec un certains humour. C'est avec une émotion non feinte que l'on retrouver Alix aussi en forme (qui au pluriel sont très jolies d'ailleurs).