Succédant à René Pellos, indisponible pour quelques temps, Pierre Lacroix reprend les aventures burlesques de nos trois larrons. Dans un style épuré qui rappelle sans contestation celui de Bibi Fricotin, on se complait à filer le train de ces trois débrouillards qui ne manquent pas d’audace et de chance dans leur quête d’un trésor hypothétique.
Fort de l’actualité des années 45-50 fertile en toutes sortes d’évènements, Montaubert produit, sur le thème de l’exploitation du minerai d’uranium, un scénario très simpliste mais efficace nageant dans une dynamique enjouée et même irréelle. Les Pieds Nickelés sont fidèles à leur réputation à savoir drôles, pleins de vie et de ressources et opportunistes à souhait.
Les animaux que côtoient nos héros ont été humanisés à outrance de telle façon que la communication avec les humains s’en trouve naturelle.
Les graphiques de Pierre Lacroix sont sans fioriture, aux couleurs primaires utilisées expressément à mauvais escient (ciel sans nuage jaune, sol orange, murs de maisons bleus…) et réduits à leur plus simple expression. C’est sympathique !
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