Entre L’île au trésor et d’autres récits de piraterie, Jimmy Jones met en scène un jeune héros dans lequel bon nombre d’aventuriers en herbe se verraient sans doute bien ! Pensez donc : un gamin, chef d’une bande de pirates ! Sacrée histoire ! Et c’est justement à une aventure comme ça que nous invitent les auteurs, les italiens (comme on en voit de plus en plus au catalogue des Humanoïdes Associés), Francesco Artibani au scénario (Le maître rouge, Monster Allergy…) et Alessio Coppola au dessin. Les couleurs, elles, sont assurées par Juliette Nardin.
L’accroche est immédiate. Dans ce premier tome, on nous donne bien des éléments qui sauront trouver leur importance par la suite : les rapports entre les personnages, le mystère qui plane encore sur certains d’entre eux comme Ringold, comme le père de Jimmy ou encore comme cet homme de l’équipage du capitaine Low qui mourra pendu sous les yeux de la mère de Jimmy Jones... Le fait que l’inexpérimenté Jimmy, issu d’une certaine classe sociale, se retrouve bizarrement projeté à la tête d’un équipage de pirates, aussi !
Le dessin d’Alessio Coppola est d’une grande qualité. On y retrouve un peu de la série Songes, parfois, dans certains costumes, certains décors ou dans la mère de Jimmy. De la douceur, donc. Mais on y trouve aussi une force qui sied à l’univers de la piraterie : trait gras et multitudes de traits secondaires rendant plus vivants ces personnages aux caractères si forts : gradés de la marine coloniale, pirates folkloriques...
Une seule chose reste en point d’interrogation dans ce tome 1 : l’importance qu’il faut accorder à ces visions surnaturelles qu’a Jimmy lorsqu’il perd Rose, son cheval, que ses hommes enverront par le fond. Faut-il y voir une ouverture vers une orientation fantastique de la série ou pas ? Le réalisme de ce tome 1 me fait espérer que non, mais la balle est dans le camp des auteurs en qui j’ai toute confiance, de toutes façons, pour être surpris positivement comme ça a été le cas tout au long de ce premier tome.
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