Zephyr Edition est spécialisé dans la littérature aéronautique et dispose aussi d'un rayon bande dessinée qui s'articule autour du même thème. Frédéric Zumbiehl, lui, est un scénariste qui a déjà plusieurs séries aéronautiques à son palmarès. A noter que ce mois-ci, une autre bédé aéronautique est dans nos bacs : Team Rafale. Avec ce violon d'Ingres qu'est l'aéronautique, avec Jack Blues, il nous livre une histoire qui fait honneur à ce genre. Même si l'aviation n'est pas le coeur de l'histoire qui verse, elle, plus dans l'espionnage. Il faut dire qu'avec le début de la guerre froide, ce thème est plus approprié.
Il s'associe pour donner vie aux aventures de Jack Blues, à un jeune dessinateur : Mathieu Durand, qui était juqu'à présent plus habitué à faire de l'illustration aéronautique et les affiches des festivals de bande dessinée. Sa maitrise sur le dessin des avions est remarquable. En fait, son seul point faible ce sont les personnages qui parfois n'ont pas les mêmes visages. Mais ce détail est vraiment infime au vu du reste de l'album. Associé à un scénariste chevronné ce défaut sera vite gommé. Et son travail d'illustrateur paye quand on voit cette couverture aux allures d'affiche de cinéma. Le ton est donné avant que la première page ne soit tournée.
Jack Blues nous fait découvrir au détour d'une banale enquête le monde au début de la guerre froide, Et pour forcer l'immersion on nous plonge dans le récit avec des personnages réels. Outre Ava Gardner et Howard Hugues, on croise aussi le père de la bombe A : Robert Oppenheimer, et le pilote d'essai Chuck Yeager ou le futur premier secrétaire du parti communiste : Nikita Krouchtchev. Jack Blues est un premier album prometteur bien construit au rythme effrené qui nous fait découvrir l'existence d'un pilote qui se transforme petit à petit en Dick Tracy.
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