On ne choisira pas de lire The Band pour l’histoire en elle-même qui est très linéaire et sans surprises extraordinaires, mais on aimera beaucoup cette lecture parce qu’elle parle de cette envie qu’ont probablement eue un jour tous les gens normaux : faire de la musique entre copains et, pourquoi pas, en vivre ! Et elle en parle en passant en revue des tas de petits détails sympa : les galères du début, les espoirs, le trac de monter sur scène, les plans pour trouver des salles de répèt’, les discussions genre s’il faut jouer boum-ba-da-pa-poum-pa juste avant le doum-tchiki-doum-da ou pas, etc, etc...
Bref, c’est plaisant dès le début et ça le reste sur toute la longueur. Mawil, l’auteur (allemand), a dessiné The Band en noir et blanc avec un trait simple mais rigolo et collant bien à toutes ces situations ou tout le monde parle en même temps, où chacun veut s’affirmer dans le groupe. A cette jeunesse qui rêve en s’amusant, quoi.
On notera des compositions de planches faites plus originalement que d’autres (comme les visions subjectives du musicien sur scène) et un humour omniprésent qu’on saura apprécier dès la première page. Et jusqu’à l’avant-dernière. (Parce qu’après, on nous rappelle que tout le monde ne vit pas du talent par lequel il aurait aimé gagner sa croûte. Dommage, ça...)
Musique !
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