Le style de narration du
manga est tel que parfois, des dizaines de pages sont nécessaires à ne raconter qu’un moment très court. C’est pour cela qu’on pouvait être persuadé de ne trouver dans ce volume 4 de Glaucos que le récit du duel entre Petit et Cisse. Mais non, le duel est finalement assez vite traité et ainsi, encore une fois, l’auteur nous réserve cette surprise : prolonger le plaisir !
La suite réserve bien des choses, notamment une réflexion sur la folie autour du sport extrême et des limites à s’imposer, sur le peu de scrupules de certains organisateurs et autres sponsors. Un clin d’œil sera fait aussi au choix du nom de la série et surtout, un final de toute beauté clôturera la bande dessinée.
C’est vrai que la fin n’est en rien surprenante. On le sentait depuis le début. Mais c’est aussi beau que convenu, alors ça laisse le lecteur devant l’immense "vide de l’après-dernière-page" avec ses questions sur le devenir des personnages qu’il laisse, ces personnages qu’il a pris plaisir à suivre depuis le début.
Glaucos est de la première à la toute dernière planche une série qui aura su rester très belle.