A héros immortel, événement immortel. Astérix participant aux Jeux olympiques, l’histoire mérite largement le détour. Un joli voyage qui nous emmène dans la légendaire Athènes. Et pour mieux être dépaysés, Uderzo s’est surpassé, dessinant avec beaucoup de talent les merveilles de la Grèce. Il n’a pas lésiné sur les détails, dessins et couleurs sont très réussis.
Côté scénario, on peut aussi décerner une nouvelle médaille à Goscinny. Tout est prétexte à la rigolade dans cet album qui caricature avec bonheur notre esprit resté très « gaulois ». Il suffit de constater le chauvinisme de nos villageois lorsqu’ils visitent Athènes ou quand ils acclament Astérix lors des courses. C’est bien une vraie satire sociale que nous sert Goscinny. Impossible de ne pas s’y reconnaître !
Il annonce aussi la décadence de Rome de façon très imagée et hilarante. Enfin, qui dit rencontres sportives dit petite diatribe sur le dopage.
Un album en or qui illustre parfaitement la grande forme (olympique) d’Uderzo et Goscinny.
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