Léo Malet, romancier prolifique du XXème siècle, a un petit, pardon, un grand quelque chose qui vous attire sournoisement et inéluctablement dès que vous jetez un œil dans ses ouvrages. L’ambiance du Paris des années post guerre est si bien restituée par la description des lieux et par le langage populaire propre aux gens de la Capitale que l’on semble faire partie intégrante de cet univers-là.
Ce septième tome mis en image par Moynot nous dresse une enquête policière où notre détective doit se frotter à de nombreux personnages aux multiples facettes dont le côtoiement n’est pas si aisé. Heureusement que notre héros possède un talent de la déduction hors pair et nous dévoilera tel un fumeur sortant son tabac de sa blague les dessous de l’affaire qui nous interpelle.
Sur des graphiques inspirés de ceux de Tardi, Moynot réalise un ouvrage de très grande qualité. La voix-off est omniprésente et nous indique exactement les états d’âme de notre fin limier. Je trouve les dessins meilleurs que dans le précédent tome, plus directs et moins hésitants si bien que j’ai l’impression que Moynot crée son propre style. De plus, le fait de coloriser ses vignettes dont certaines se détachent par leur apparence vive, apporte un plus et augmente la distance avec les travaux de Tardi.
La liste des ouvrages de Léo Malet est très longue et représente un vivier énorme pour nos auteurs. Si vous êtes un adepte de cet auteur et de son indéfectible fumeur à la pipe, n’hésitez pas à prendre les pas de celui-ci sans aucune retenue.
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