Surprise ! On croyait voir démarrer ce volume sur les chapeaux de roues et être spectateur du Dragokart, mais les auteurs jouent avec notre patience et notre stress en nous proposant au contraire une parenthèse biographique sur un personnage qu’on n’a jusque là qu’aperçu furtivement : Homar Cherif. De la famille des "greuvettes", cet être fut la joie de ses parents adoptifs, mais sa difficile enfance en a fait une boule de haine. Qu’est-il devenu aujourd’hui ? On ne le saura pas encore très précisément, mais on sait qu’il aura un rôle à jouer et qu’il est en tout cas bien présent dans les tribunes de l’arène où se déroule, dès le chapitre 2, la fameuse course tant attendue par le lecteur !
Et c’est parti pour la course, le Dragokart, véritable rallye-tournoi directement inspiré de jeux comme le bien connu Mario Kart de Nintendo. Circuit complètement biscornu, tous coups permis, alliances improbables entre les participants et bonus à piocher tout au long du parcours par les équipes afin de gérer leur course en fonction de ces atouts glanés... On nage dans du pur délire sur la totalité de l’ouvrage.
Commenté par des caricatures de Léon Zitrone et de Guy Lux, le Dragokart prend tellement dans place dans ce volume... qu’on n’en connaîtra pas l’issue avant la dernière page ! Aaaargh ! Telle une publicité qui viendrait couper un épisode de série télé au moment pile-poil où le truc d’enfer va se passer, la fin du tome 4 laisse Vald et Dodge en plein saut de tremplin au-dessus d’une créature cauchemardesque qui a, semble-t-il, déjà réglé le sort de pas mal des autres concurrents... Suspense ô combien insoutenable. Le lecteur que vous êtes tiendra-t-il plus de 20 secondes avant de se ruer chez son libraire pour connaître la suite ??!
Le délire continue, et avec lui la complicité qu’affichent les auteurs avec leur lectorat au travers leur éditorial mais aussi les petits plus entre chapitres et les bonus toujours aussi généreux en fin d’ouvrage.
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