L’infirmerie après les cours est une série de la collection
Shojo des éditions Asuka. Pourquoi Infirmerie ? Ce n’est pas précisément dans ce tome 1 qu’on aura la réponse à cette question. Et peut-être n’est-ce pas très important, finalement. Le lieu dans lequel se font les passages vers le monde parallèle aurait très bien pu être un club quelconque ou une autre salle de l’établissement scolaire. A moins que tout simplement, par infirmerie, l’auteure ait voulu appuyer sur la notion de guérison et de suivi de personnes.
En effet, l’héroïne a une identité ambiguë. Fille, elle ne rêve que de faire partie de la gent du sexe opposé. Au point qu’en rédigeant mon résumé ci-dessus, je ne savais pas s’il fallait que je parle d’elle au féminin ou au masculin, afin de respecter ses manières de faire !
Ces virées dans un monde irréel où chacun se montre tel qu’il est "profondément" nous réservent quelques surprises. Certains personnages qu’on y croisera ne changeront que peu d’aspect (Huréka et Mashiro), mais d’autres apparaîtront déguisés (So), avec le corps mutilé (Midori), ou encore carrément "fantastiques" (Le bras) ! Bizarre... Mais en tout cas, c’est dessiné avec un style
manga classique mais très agréable.
Sans trop savoir encore l’objectif de cette quête de la fameuse clé (si ce n’est quitter au plus tôt le lycée - est-ce vraiment crédible ou bien n’est-ce qu’un prétexte ?) on trouvera de l’intérêt dans les possibilités que se laisse l’auteure dans l’analyse de ses personnages : entre l’héroïne garçon manqué qui s’amourache d’une fille qui sait à qui elle a affaire et le copain garçon qui tombe amoureux de cette Mashiro qu’il a toujours prise pour un garçon, les quiproquos, le stress, la jalousie et autres complications sur les plans du cœur et de l’identité promettent d’être au rendez-vous !
Alors. Et vous aussi ? Déjà 7 tomes au Japon (série en cours) à la date de cet avis et 5 au catalogue de Asuka. Parfois, on ne regrette pas d’avoir été curieux...