Superbe tome 2, superbe fin de diptyque que cet hymne à l’Amour. Tout est très cru dans cette bande dessinée ; que ce soit les images d’archive des chaînes pro-américaines, celles de l’axe du mal ou les scènes d’amour entre le Khazar et la beurette téléguidée par son frère et une foi naïve.
On assiste à de nombreuses scènes pornographiques. Yslaire veut choquer. Et il réussit : pénétrations, fellations... Les tableaux sont sauvages ! Mais en prenant du recul, on observe qu’on est finalement plus outré de voir ces étreintes dessinées que les images réelles qui sont bien entendu largement plus insoutenables : celle d’une guerre d’intérêts menée par des chefs d’état sans scrupules.
L’artiste fait naturellement référence à John Lennon en utilisant les paroles de la superbe chanson "Imagine" ; paroles qui viennent logiquement illustrer le message qu’il veut transmettre avec les moyens qu’il a (la BD) : Make love, not war.
On ressort bouleversé de cette lecture. On est secoué tout du long, mais l’issue est si belle (si utopique ?) qu’on en oublie les a-priori sur la manière originale à laquelle Yslaire a eu recours pour nous y conduire. Et on ressort de cette expérience avec non seulement envie de le remercier pour son initiative, mais également avec ce désir d’un monde meilleur qui serait tellement possible si chacun regardait sincèrement ce qui est le plus important dans la vie.
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