Nous abandonnons les rives de la Creuse pour se retrouver en Pays d’Oc. Surnommée la citadelle du vertige, Peyrepertuse (pierre percée) est une forteresse audoise juchée sur un éperon rocheux culminant le village de Duilhac. Jusqu’en 1240, elle est une possession cathare. Après cette date, elle devient une propriété française remise aux barons du nord par le roi Louis IX pour, entre autres, en assurer la conservation.
On retrouve la belle Alix, prisonnière de son oncle, Roger de Castelnau, qui n’a pu déceler le piège tendu par celui-ci. Le maître des lieux va de plus bénéficier de l’aide inattendue de l’ancien vassal d’Hughes de Crozenc pour mener à bien ses projets.
Cette deuxième partie de l’aventure entamée dans le tome n° 6 intitulé « Alix » est conforme à la suite que l’on espérait. Le suspense est bien entretenu par une quête qui n’en finit pas et qui use les nerfs du lecteur jusqu’à l’« emprisonner » dans l’intrigue. Les ingrédients tels que la trahison, la manigance, la lâcheté, l’amour, le désespoir sont bien en place et assurent une qualité incontestable au récit.
Les dessins sont toujours efficaces et traduisent le plaisir que doit ressentir Michel Pierret à leur exécution.
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