Ce
manhwa (le nom de la bande dessinée coréenne) nous plonge dans un pure récit d’arts martiaux. Pour nous qui connaissons mieux la culture japonaise, on pourra comparer cette aventure aux épopées des samouraïs.
Les éditions Paquet lancent avec « Le Bandit Généreux » une grande saga historique qui comptera… 32 volumes ! Et pourtant, n’allez pas croire que les livres sont fins et vite lus. Chacun des deux premiers tomes fait plus de 200 pages dans un format proche de nos romans. Il y a donc de quoi occuper le lecteur.
L’histoire de ce héros populaire commence de façon très classique. On retrouve l’éternel apprentissage du jeune homme par le sage, avec ses rites et ses épreuves. Mais l’auteur sait faire preuve d’humour et les échanges ne manquent pas de piquant, notamment entre le maître et l’élève qui ne cessent de se chamailler. Les situations peuvent donc s’avérer cocasses, toujours appuyées par le dessin. On assiste en effet à une transformation des traits des personnages dans les scènes que Lee Doo Ho a voulu traiter avec humour. Le jeune héros se retrouve ainsi parfois affublé de gros yeux ou d’énormes bosses quand son maître lui tape sur la tête ou lui dispute le dîner.
De façon plus générale, les dessins ne sont pas des plus détaillés mais le trait est dynamique, ce qui convient parfaitement au style du livre.
Cette série a reçu en 1995 le grand prix du manhwa en Corée. L’édition que propose Paquet est belle (bravo pour la couverture et ce choix de papier cartonné mêlant mat et vernis sélectif) et l’épopée s’annonce très intéressante. Après un premier tome des plus classiques quant au scénario, il me tarde de lire le suivant pour voir si des surprises seront au rendez-vous.