Voilà une histoire un peu simplette, très fleur bleue mais qui se veut tendance : on y parle amourettes, mode, questions existentielles de l’adolescence.
Le personnage central est excentrique, isolée bien que connue, mais va rapidement devenir la grande décideuse de la caste féminine, pour ne pas dire féministe. En d’autres termes, elle devient « la reine des abeilles », celle qui fait la pluie et le beau temps dans les côtes de popularité masculine.
Le principe de base tourne autour de la lutte des sexes et sur les raisons obscures qui poussent les filles dans les bras des goujats au lieu des gentils garçons ! Est-ce par goût du risque ? Ou en raison de l’illusion qu’elles pourront les faire changer? Que neni : c’est parce qu’elles y sont prédisposées depuis la préhistoire ! Le mâle ultime c’est un descendant mal dégrossi de cro-magnon !
D’où, bien entendu, la volonté farouche de notre héroïne de ramener ses congénères dans le monde moderne. L’objectif est de renverser la tendance et l’ordre établi. La voie choisie est cependant à double tranchant puisqu’elles optent pour la discrimination et entrent bientôt dans la toute puissance. On se croirait presque revenu à l’époque où les femmes brûlaient leur soutien gorge en signe de contestation et d’émancipation, sauf que c’est nettement moins révolutionnaire !
Le scénario est léger, comporte beaucoup de clichés et se révèle prévisible : on voit venir gros comme une maison l’amoureux pas si gentil que ça, la traîtresse et la guerre des sexes !
Côté graphisme, on est assez éloigné des standards du
manga. On trouve une petite touche
comics US qui le rend moins conventionnel. Le trait est léger, mais un peu statique. Cela se veut frais, « djeuns », et, cela se voit.
Un titre à réserver aux amatrices des tests psycho et courriers des lectrices de Biba, Jeune et jolie et autres magasines féminins