Padam, padam, padam…
C’est sur un air connu d’Edith Piaf que débute la présente histoire qui se déroule dans une boite de nuit d’un quartier chaud de la capitale française.
Le Lapin Bleu, tel est son nom, va être le théâtre d’un événement sans précédent dans les instances de la magie : celui de ne pas voir réapparaître une personne disparue.
Cette envolée originale est le point de départ d’une enquête menée par un fin limier de la police judiciaire qui va se triturer les méninges pour refaire le parcours tortueux d’une fugueuse assassinée.
Sur un scénario de polar classique mais bien rythmé, Rodolphe place le lecteur au premier rang d’un spectacle dramatique où la force de déduction hors pair du Commissaire Raffini est mise en exergue.
Comme par magie, les indices glanés et distillés au compte-gouttes permettent au policier tout comme à celui qui suit ses aventures de reconstituer patiemment le puzzle.
Maucler recrée fidèlement l’ambiance automnale des quartiers et alentours de Paris des années 50 en adoptant un style des plus réalistes ô combien efficace et bien coloré. Certaines vignettes sont de véritables petits bijoux d’aquarelles aux perspectives floues et aux couleurs savamment mêlées.
Vous aurez compris que j’ai vivement apprécié cet album luxueux auquel il est impossible de poser…un lapin.
Padam, padam, padam…
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