En faisant quelques recherches, il s'avère que La malédiction d'Edgar est le quatrième roman de Marc Dugain, un roman qui semble avoir connu quelque succès en librairie. Est-ce ce succès qui entraîna son auteur dans l'erreur en réalisant cette bande dessinée?
Vous l'aurez compris je ne vais pas être tendre avec cet ouvrage dans l'avis qui va suivre.
L'histoire semble prometteuse et alléchante aux premiers abords, et c'est avec envie que j'ai ouvert cette bd. Malheureusement, tel un soldat qui ne sait pas où il met les pieds, je n'avais pas vu le piège insidieusement caché dans les buissons!
Commençons par le commencement : le dessin. La ressemblance des personnages est assez frappante et de ce point de vue, le dessinateur est vierge de tout reproche. Malheureusement, les visages et les expressions de ces dits personnages sont bien souvent figés, ce qui nuit bien sûr au déroulement du récit et à la bonne marche du scénario déjà bien handicapant par lui même.
Donc, scénaristiquement parlant, on est encore bien loin du chef d'œuvre. Je tiens a rappeler que si une adaptation cinématographique d'un roman n'est pas fatalement une réussite, il en est de même lorsque l'on se risque à une transposition roman/bande dessinée.
C'est, il me semble, le cas avec la malédiction d'Edgar : Le lecteur va assister à une succession de scènes inintéressantes, sans fil conducteur... On ne sait pas si le but de cette bd est de nous narrer la vie de Kennedy, ou celle d’ Hoover tant les deux choses sont parfois abusivement dissociées. Les scènes passent à une vitesse telle qu'il est parfois nécessaire de revenir en arrière, histoire de saisir quelques bribes et ne pas s'égarer.
Pour ma part, j'avoue avoir eu du mal à terminer cette bd et me suis même trouvé dans l'impossibilité complète de la relire afin d'affûter mon jugement.
C'est dommage car le contexte historique m'intéressait réellement, et c'est avec une grande déception que j'ai refermé cette bd.
Je n'attends pas un second tome avec impatience, surtout si les auteurs ne perfectionnent pas quelques détails vitaux.
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