Nous sommes loin des territoires blancs et gelés de la Sibérie où les grandes étendues neigeuses contrastaient avec le tempérament sanguin de notre gitan préféré.
Oui, cette fois-ci nous sommes transportés au cœur du désert du Turdistan, pays imaginaire où l’armée nage en pleine oisiveté depuis les derniers combats menés contre un ennemi qui a failli décimer la belle ville Al Désir.
Sur un ton prônant l’autodérision, le Gipsy est devenu subitement, au contact de la pulpeuse éditorialiste, un personnage mature, posé, réfléchi… et rasé de près, utilisant des formules plutôt alambiquées. Que diable, il sait se tenir en société, le bougre !
Est-ce le climat qui lui convient mieux ? Est-ce les superbes vues nocturnes d’Al Désir qui le rendent aussi calme ?
Malheureusement, une brusque montée d’adrénaline (le kidnapping de sa sœur) transforme brusquement le gipsy en appareil à proférer des insanités de tout acabit et en machine de guerre implacable.
Vous l’aurez compris que cette aventure démentielle au pays des merveilles est l’occasion pour les deux auteurs que sont Smolderen et Marini d’étaler en pleine lumière leur considérable talent.
J’ajouterais un point de plus pour le dessinateur qui a su m’envoûter avec ses planches magistralement décorées, ses personnages fascinants et tout en rondeur et ses visages si expressifs.
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