Dès que l’on a ce livre entre les mains, on sait déjà que l’on a pas affaire à une bande dessinée comme les autres. D’abord en raison de son format plus petit que les albums classiques. Il y a aussi ces coins arrondis, le ruban marque-page… C’est joli, c’est agréable à tenir, à regarder. Et quand on l’ouvre, le plaisir continue.
Les dessins de Franc et leur
ligne claire sont très beaux, les couleurs bien choisies. Le style est classique mais impeccable. Il sied bien à l’ambiance. On accroche d’emblée au récit et aux personnages. Barbara est attachante. L’auteur transcrit parfaitement son malaise, sa tristesse. L’émotion est là, à fleur de peau. Il paraît difficile de savoir comment va finir l’aventure de ce couple. On se prend à espérer pour eux. Et l’histoire se poursuit dans une atmosphère étrange avant un tombée de rideau que l’on attend pas, ou que l’on ne veut pas.
Il y a beaucoup de mélancolie dans ce livre. C’est très touchant. Et l’auteur n’a pas besoin de grandes phrases pour faire passer les émotions, tout est naturel. Ce one-shot est une œuvre originale qui touche et bouleverse, qui fait réfléchir aussi. Il est traité un peu à la façon d’un court-métrage. Quelques dialogues, des images qui se suffisent à elles-mêmes et un moment de vie qui passe à toute vitesse, presque trop vite. C’est en tout cas ce que je me suis dit en refermant l’ouvrage. Et puis, quand j’y suis revenu le lendemain, je me suis dit que j’avais eu tort. Il n’y avait rien à ajouter, tout était là.