Il s’agit du dernier album achevé par Hergé. Une histoire tout à fait réussie même si elle reflète un peu la lassitude ou, en tout cas, la fatigue de l’auteur (ce livre sort huit ans après « Vol 714 pour Sydney », bien que Hergé en ait imaginé le scénario dès les années 1960). Tintin et Haddock sont beaucoup plus prudents, moins aventuriers qu’à leur habitude.
Mais cela ne les empêche pas de partir affronter les hommes de Tapioca, chef terrible de ce pays fictif. L’auteur dénonce ainsi les dictatures sud américaines (et les autres régimes autoritaires en général) où les dirigeants se succèdent et se remplacent sans jamais modifier leur façon de gouverner et sans se préoccuper de la misère de leur peuple. De ce point de vue, Hergé n’hésite pas, d’ailleurs, à égratigner Alcazar, pourtant ami de Tintin.
Un bon récit, même si ce n’est pas le meilleur album de notre célèbre reporter.
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