Denis Robert nous livre un récit quasi autobiographique et dévoile un système de corruption qui touchait nombre de politiciens de gauche comme de droite. Bien sûr, aucun des noms n’est vrai dans « Tout va bien » mais la machine a bel et bien existée.
L’auteur a choisi de parler des faits à travers l’enquête journalistique d’Yvan, écrivain en manque d’inspiration et dont la femme est sur le point de le quitter. L’histoire est intéressante mais elle souffre de certaines lenteurs. La dénonciation des magouilles devient répétitive au fil du livre sans pour autant apporter un plus au récit. Le lecteur a bien compris que certains politiciens sont malhonnêtes et que des enveloppes pleines d’argent liquide se baladent. Est-ce donc bien utile de le rappeler sans cesse si cela n’étoffe pas l’intrigue ? Mais on peut penser que les choses s’accélèreront dans le deuxième tome.
Côté dessins, Thomas Clément nous livre un style bien dans la veine de la collection « Poisson Pilote ». Il œuvre dans la
ligne claire mais avec des traits surprenants, mélange de courbes et de détails anguleux très géométriques. C’est très réussi et appuyé par des couleurs vives qui dynamisent le récit.