Attention ! Ce n’est pas parce que c’est un tome 1 qu’il sera facile d’entrer dans cette histoire ! Regardez le résumé que j’ai rédigé ci-dessus : combien de noms propres y apparaissent !? Beaucoup. Des noms de dieux, des noms de clans, des noms de personnages. Et ce n’est rien par rapport à la BD dans laquelle sont nommés aussi des objets, des évolutions de personnages, etc, etc... Pas moins d’une vingtaine de noms différents (et tous aussi "nordiquement" exotiques) nous sont par exemple bombardés dans les premières quatre ou cinq planches. Une sacrée épreuve pour le lecteur, un véritable test de volonté ! Et même si certains noms sont évidemment nécessaires pour comprendre la suite, trop, c’est trop !
Il serait toutefois dommage que le lecteur s’arrête à ce problème, car une fois passé cet obstacle s’offre à lui une histoire mêlant réalisme, légendes et fantastique jouant à la fois sur le monde des dieux, sur le monde des humains et sur des passerelles tendues entre les deux. Le crépuscule des Dieux ravira donc sans doute les amateurs de fantasy : de la fusion entre ces mondes différents naîtront probablement de multiples surprises dont on espère qu’elles donneront sa spécificité à la série.
Ces univers sont magnifiquement mis en images. Il n’y a peut-être pas beaucoup d’originalité dans les études de personnages, certes, mais les planches dessinées et colorisées par Djief sont superbes. L’auteur n’hésite d’ailleurs pas à réaliser de très grands visuels et à les livrer à bords perdus. Quel résultat ! Bravo ! Vous vouliez du graphique ?! Vous allez être servis !
Au final, j’ai une impression mitigée sur ce tome 1 destiné sûrement plus particulièrement aux aficionados du Walhalla, des mythes germaniques et autres épées magiques aux pouvoirs mésestimés. Cette bande dessinée, c’est sûr, est un mariage de talents, mais la narration m’a quelque peu gâché le plaisir de la lecture. Si mes yeux ont trouvé leur bonheur, mon intérêt n’a malheureusement pas toujours trouvé le sien.
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