Ce 24ème tome est l’occasion de clore le chapitre de l’enlèvement de Catherine, mais également de suivre deux mini-histoires mettant en vedette d’une part Fukushima et Shima à travers les particularités et les travers de la société japonaise : bar à hôtesses déguisées en flics (cosplay) pour signer de juteux contrats et perversion du mâle japonais frustré.
De l’autre coté, Eiji vient en aide à un jeune écolier victime de violences scolaires. Le choix d’un catcheur pour incarner Dieu n’est pas anodin dans un pays où les valeurs du combat et de la compétition sont fortement présentes. Le mystère entourant ces personnages est à rapprocher du No (théatre japonais) avec la symbolique des masques ou de la déification des combattants comme les sumotoris. Pour les amateurs, je ne saurais trop conseillé la lecture du Tough à travers le personnage du mangeur d’hommes, ou la série animée Muscleman.
On peut regretter le message un tantinet violent prodigué au jeune écolier. C’est comme ci en France, on avait un footballeur de renom qui proposait de résoudre les problèmes en donnant des coups de boule. Impensable, bien entendu…
La dernière partie du tome est l’occasion de réintroduire un personnage incontournable de la série, le diabolique Akira Sawaki. Une nouvelle confrontation est donc sur le point d’éclore.
Une bonne série, des personnages sympathiques, un brin de science fiction, des énigmes policières, une vision intéressante de la société japonaise, bref un cocktail réussi à boire sans modération.