Après les thèmes sérieux abordés dans le tome précédent, c’en est un autre qui parait en filigrane tout au long de cette nouvelle histoire de Léo Cassebonbons : la séparation des parents et le nouveau départ qui peut suivre, avec un(e) autre conjoint(e).
Loin de développer son récit dans un environnement qu’il aurait imaginé triste pour coller au dramatique du sujet, François Duprat a choisi au contraire de situer son histoire en bord de mer, dans une ambiance chaude et festive.
Le décor planté, les personnages entrent en scène. Différents cas de figures co-existent pour alimenter la réflexion : la mère vivant en couple mais dont le mari est malheureusement (ou bizarrement ?) absent et le couple de personnes remariées (pour faire simple, hein, car on ne va pas entrer dans le concubinage, le PACS ou autre !) Ces combinaisons, agrémentées du fait que des enfants existent des deux côtés, permettent d’observer des situations que certains d’entre nous doivent connaître ou avoir vécues. Et ce qui rend cette bande dessinée très sympa, c’est que tout est vu avec les yeux rieurs des enfants qui, pour notre bonheur, insufflent beaucoup d’humour malgré la gravité de certaines situations.
Le dessin de François Duprat, doublé des couleurs lumineuses de Jérôme Bretzner, est vraiment superbe. L’ambiance vacances est bien restituée, on se croirait vraiment à la fête foraine quand ils y sont ou à la plage avec les personnages ! Et le découpage est tonique, rebondissant, à l’image des positions rigolotes qu’adoptent Léo, sa mère ou Lola quand ils sont super contents ou qu’ils pètent les plombs ! C’est véritablement frais, j’oserais même un "C’est génial !"
Cerise sur le gâteau : la fin vaut le coup. Mais pourquoi le précisé-je, puisque c’est sincèrement tout l’album qui vaut le coup ! Et à 200% !
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