Ce dernier tome aura joué sur le suspense jusqu’au dernier instant. Comme dans le volume précédent, l’auteur joue sur les doutes et les certitudes de ses personnages et peut ainsi les faire passer d’un camp à l’autre. On a donc un rapport de forces sans arrêt en balance, en quête d’équilibre, et même les meneurs sont plusieurs fois sur le point de "lâcher du lest", acceptant à demi mots de reconnaître que l’autre à ses (bonnes) raisons.
Le tout se déroule dans un vent de panique, comme dans un film catastrophe qui verrait des roulements de tambours et des musiques stressantes accompagner les images, les mouvements d’affolement des personnages. C’est bien fait, d’autant plus (je me répète) que le dramatique est de mise jusqu’à la fin.
Au niveau de la traduction, ça ne m’avait pas gêné dans les autres tomes, mais j’ai là remarqué que les négations n’étaient presque jamais respectées. Dommage : ajouter des "n-apostrophe" aux phrases n’aurait pas coûté grand-chose...
Ce tome 5 clôt la série Rivage, une série courte que j’ai aimé suivre et qui m’a fait découvrir un auteur dont je vais aller voir les autres réalisations.
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