Cet ouvrage de Kyoko Okazaki, célèbre
mangaka japonaise (l'auteure est une femme) est le premier qui nous soit traduit en français. Elle en a pourtant écrit beaucoup d'autres. Celui-ci n'est pas récent puisqu'il date de 1989. Malgré ses 18 ans (l'âge de la majorité) il est très contemporain et la liberté de ton de son auteure par rapport aux relations sexuelles et sa façon de l'appréhender par le dessin sont très novateurs. Il n'y a ici aucune fausse pudeur mais pour autant ce n'est pas de la pornographie. Le langage (du moins dans sa traduction) est parfois cru mais jamais vulgaire.
Les personnages sont quant à eux attachants, parfois déroutants comme celui de la petite sœur de Yumi et l'histoire est légère et entraînante.
On a vraiment affaire à du manga d'auteur de très haute qualité. Le dessin est parfois très simpliste (il faut bien trouver des petits défauts sinon cette chronique ressemblerait à un "copier-coller" du texte envoyé par l'attaché de presse) mais l'auteure s'en amuse en faisant des commentaires dans l'espace inter-vignettal sur la faiblesse de quelques-uns de ses dessins.
Ce manga est véritablement un de mes coups de cœur de ce début d'année 2007.