La couverture annonce assez bien la couleur. L’ambiance est grise dans cet album. Trondheim aurait-il broyé du noir en écrivant ces pages ? C’est bien possible, tout comme nous en le terminant.
Les sujets abordés ici ne sont pas des plus gais : la mort, la séparation dans les couples… Le tout servi par des personnages aigris ou assez tristes. Trondheim aime dépeindre notre quotidien. Il a choisi cette fois notre côté « blues ». Il le traite si bien qu’on en prend un coup et que les rires sont moins francs qu’à l’accoutumée.
Je n’ai donc pas trouvé dans ce Lapinot ce que j’y recherche d’habitude, c’est-à-dire l’omniprésence d’un humour caustique et du second degré. Il n’en reste pas moins une bonne lecture (déconseillée aux personnes déprimées) avec une fin bouleversante. C’est aussi un épisode clé de la série des Lapinot, mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture.
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