Ce tome 5 apporte de nombreuses révélations (notamment sur le passé de Raïmon, enfant légèrement décalé, voire à tendance psychopathe) mais peut-être un peu trop pour que cela soit digeste.
On sait, depuis les précédents volumes, que Raïmon a une bombe dans le cerveau prête à exploser, que le Japon, rasé de la carte, a en fait subsisté sous une forme « miniature » indétectable. Maintenant, on découvre (enfin) la véritable nature des ailes. Le nom avait tout pour faire « rêver » et on imaginait quelque chose proche du registre féérique ou angélique. Raté ! Il s’agit de cerveaux mutants élevés en batterie ! On ne peut pas dire que cela soit très réjouissant. Cela a le mérite d’ouvrir la porte (une petite porte parce qu’on glisse vite vers les amours contrariées des héros) sur les dérives des expérimentations scientifiques.
En parlant d’amours contrariées, comme dans tout bon shôjô qui se respecte, les héros ne peuvent pas vivre heureux, d’amour et d’eau fraîche sans peiner un peu. Et c’est forcément quand il y a une séparation que tout se casse la figure : Raïmon se fait descendre, capturer, mettre en bocal pour être transformé en « aile » pendant que Kotobuki se fait agresser par un ennemi pervers !
Il faut reconnaître que ces rebondissements finissent par être un peu « too much ». On a l’impression que les évènements se précipitent pour donner un final digne de ce nom. La course est lancée entre les compagnons de Kotobuki et l’armée pour mettre la main sur les ailes. Les uns les veulent pour sauver l’un des leurs, les autres pour dominer le monde. Qui gagnera ? (en même temps, on s’en doute un peu…).
Pour ce qui est du graphisme, ceux qui connaissent Fruits Basket ne seront pas dépaysés : les personnages sont élancés, fins, aux traits parfois ambivalents. Il y a cependant une impression de surcharge dans certaines cases, peut-être due à une trop grande utilisation des trames ou d’onomatopées disproportionnées.
Une série pour les fans de Natsuki Takaya.
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