Nous retrouvons Waldo Harlang et l’univers sulfureux propre aux Etats-Unis des années 50 dans ce volume qui clôt la superbe trilogie « Les Révoltés ».
En plein rêve américain, certains vivent un cauchemar. Et pour fuir cet enfer, ils s’insurgent à leur manière n’ayant pas les moyens nécessaires pour faire autrement.
C’est le cas de Joey, fille Bellita, une star du cinéma qui, ne supportant pas la notoriété de sa mère, va éliminer leur amant commun, Alfredo et se noyer dans la prostitution.
C’est le cas aussi de Blanche qui fuit l’autoritarisme de son père milliardaire et qui a trouvé un semblant de réconfort et de quiétude auprès de son fils retrouvé.
C’est le cas de Lederer destiné au métier d’acteur qui, après avoir été manipulé par Minsky, constatera son échec et sa déchéance et se suicidera.
Quant à Waldo, son avenir de scénariste est largement compromis par les agissements frauduleux du mafieux Minsky.
Jean Dufaux servi par les graphiques expressifs de Marc Malès a su distiller au fil des trois tomes un récit corrosif dans lequel tous les protagonistes, à tout niveau de l’échelle sociale, sont plus ou moins frappés par les ravages destructeurs du pouvoir corrompu.
Pour certains, si au départ, leur opportunisme leur a été bénéfique, il finit par leur éclater en pleine figure. Pour les autres, ils semblent englués dans une sorte de gangue qui les empêche de suivre la voie qu’ils désirent.
A vrai dire, personne n’en sort indemne… Même le lecteur pourra conserver un goût de fiel dans sa bouche. Mais quel régal !!!
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