Breath Effect est pré-publié dans Shôgun Mag, la revue du
manga made in France. Cet exercice de style, dessiner comme les asiatiques et à leur rythme, m’a au début fait me faire cette remarque : dommage, les dessineux s’obligent à mal dessiner pour faire plus "littérature à grand rendement" ! Là, je ne sais pas si Asan s’est obligé ou non, mais le résultat est que son dessin n’est pas terrible-terrible. Dommage, mais encore... s’il n’y avait que ça. Or là, par malheur, c’est aussi la catastrophe au niveau du scénario : on nous sert ni plus ni moins que du pur fantasme et de la pure déconnade de collégiens ! Et même si c’est le public visé, on n’est pas vraiment sûr que les djeuns vont trouver ça "d’la balle"...
On note quand même les efforts de l’auteur dans les multiples détails censés faire rire, mais bon, ça ne rattrape pas grand-chose. Quant à l’image de la bimbo tombeuse et des gars que seul le sexe fait avancer, bonjour le tableau ! (Mais ça doit être un créneau vendeur, huh ?)
Tout ça, c’est bien dommage. Un auteur qui manifestement doit quand même savoir utiliser son crayon devrait essayer de mettre son art au service de quelque chose de plus convaincant !
Pas besoin de vous faire un dessin,
Breath Effect est loin d’être le titre de la collection Shôgun le meilleur. Voire même, il est très bien classé au palmarès des pires... Mettez vos sous ailleurs.
* Ouh-là ! Faites gaffe, j’ai mis un mot compliqué (dans le résumé) !