L’autre jour, sur une radio, j’entendais une femme demander de l’aide aux auditeurs. Elle souhaitait, pour sa fille atteinte d’une maladie peu commune, connaître des moyens pour calmer la douleur. Assurément, elle voulait être renseignée sur des médicaments ou encore des massages, des choses comme ça. Si j’avais eu moyen d’appeler la radio à ce moment-là, je crois bien que je serais intervenu pour lui conseiller l’achat de cette BD : Le vœu de Simon. Je ne sais pas comment l’originalité de mon conseil aurait été accueillie, mais je le pensais sincèrement !
Car forcément, j’ai immédiatement pensé à A.Q.S., cette "Association Qui Soulage" que met sur pied Simon, le héros, en me disant que ça ne soulagerait pas la pauvre fille de cette femme, mais que la lecture de cette belle BD la toucherait quelque part.
On retrouve dans ce titre des éléments de l’œuvre précédente de la dessinatrice Lucie Albon et du scénariste Nicolas Boulet (Le vœu de Marc, avec Wild comme troisième co-auteur) : le titre, déjà, le style du dessin, forcément, et puis aussi la petite fille et cette lampe magique située dans des sous-sols pleins de tuyaux rampant sur les murs...
Le trait de l’illustratrice est gras, assez spécial. Il apporte son lot de noir aux planches. Il pourrait rebuter les lecteurs peu habitués à ces styles "nouvelle vague" à qui font la part belle de nombreuses petites maisons d’édition. Mais cette fois encore, la bande dessinée crie qu’elle est un tout, que le mariage entre graphisme et scénario original peut donner de très belles choses, des histoires plaisantes à lire et qui ouvrent les yeux...
Allez, je fais un vœu...
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