Deux parties bien distinctes composent ce volume : celle dans laquelle on suit le Mirai et celle dans laquelle on suit Kusaka. Le scénario est tel qu’il n’oublie cependant pas de lier ces parties en faisant intervenir un nouveau personnage qui connaît Kusaka, a appris des choses de lui, et se retrouve (quelle coïncidence ! ;-) à bord du Mirai, heureux rescapé parmi les dizaines qui ont été victimes du naufrage d'un bateau de transport...
Si la mission du Mirai n’a rien de plus extraordinaire que d’autres choses qu’il a faites avant, Kusaka baigne lui dans une dynamique beaucoup plus emplie de suspense. Jugez-en : après avoir été dans l’ombre de la tentative d’assassinat de Hitler, voilà maintenant qu’il ne serait pas contre un petit lâcher de bombes atomiques sur les Etats-Unis !!! Rien que ça !
Zipang s’affirme donc très ouvertement une fois encore comme une fiction uchronique, ce qui est d’ailleurs confirmé dans un intéressant tableau en fin de volume offrant la comparaison entre des faits historiques réels, datés, et leur utilisation par Kaiji Kawaguchi dans son histoire. Une utilisation parfois décalée de plusieurs années qui confirme que son travail de scénariste est un véritable travail d’horloger-conteur !
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