Hormis un bref passage par l’Allemagne, où l’on découvre les méthodes de propagande des Allemands pour former leurs futures élites nazie, l’essentiel de ce volume se déroule au Japon.
Une fois encore, Tezuka dénonce les atrocités commises par son pays en cette première moitié du XXe siècle. Le second tome démarre en effet au moment où le Japon envahit la Chine, en 1938. Le célèbre
mangaka nous fait vivre la répression politique qui sévit alors sur le territoire japonais. Il est interdit de critiquer le pouvoir en place ou de remettre en question la politique expansionniste de l’Empire.
La découverte de cette situation, assez méconnue des occidentaux, est déjà très intéressante en soi. Ajoutez-y l’excellente intrigue développée par l’auteur et vous avez là un récit extraordinaire, plein d’humanité. Tezuka fait passer ses messages mais sans jamais nuire à son histoire, riche en action et en rebondissement.