Le premier sentiment, c’est qu’on a du mal à croire à bien des choses. Si on peut accepter l’extraordinaire naissance de Julia, on a tout de même du mal à avaler ensuite d’autres situations qui s’enchaînent : pourquoi Judith n’essaye-t-elle pas par elle-même de fuir la secte où elle et sa fille se sont retrouvées ? Comment aussi peut-elle accepter si facilement de jouer ce rôle qu’on lui a attribué, de "mère de l’homme nouveau" ; rôle qui la voit se faire "ensemencer" par différents membres de la secte !!!? Et pourquoi enfin Julia n’a-t-elle pas évité leur rapt par la secte alors qu’elle avait réussi à glisser entre les doigts des assassins de Lesseps ?
Côté scénario, donc, grosses surprises (déceptions ?), mais qui ne demandent qu’à être recadrées par ce que nous réservent les auteurs.
Côté dessin, la couverture de cet album est pour moi la meilleure des 3 de la série. On notera que Julia y tient deux figurines : le gourou de la secte et Judith, sa mère. Une couverture très bien faite, très "affiche de film".
Les planches, quant à elles, sont de la qualité qu’on connaissait déjà à Judith : une qualité qui a fait venir le lecteur vers cette série. Aux couleurs, c’est Maëla Cosson qui a remplacé Fabien Alquier. Et elle s’en sort très bien, bravo !
Judith reste une série à part, un thriller semi-réaliste, semi-fantastique qui nous envoûte autant que l’héroïne éponyme sait déstabiliser ceux qui l’approchent...
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