Et revoilà notre mafieux préféré ! Vito, comme l’indique le titre, a le don de s’attirer les pires ennuis et de se mettre dans les situations les plus farfelues. Quel régal de le retrouver ! Le scénario est mené à un rythme de vacanciers, et c'est tant mieux : on pourrait presque dire que la première partie est un huit-clos dans le lagon. Fantasio d'un côté, Vito de l'autre joue une partie serrée, une partie de cache-cache rudement bien mené par Tome. Evidemment, le lecteur a encore droit à une belle pincée de gags, avec en prime un Fantasio déprimé à fond (comme dans "La Vallée des Bannis", Tome pose la bonne question du rôle de Fantasio qui est souvent cantonné à un rôle de clown éternel et qui là se conduit en "vrai" personnage, avec ses doutes, ses craintes) ; un Spip déchaîné (vraiment !), toujours aussi ‘pince-sans-rire’ et une belle intrigue mine de rien (suspense, suspense !). Le tout mis en évidence par de très jolies couleurs pour faire rêver de ce petit atoll perdu au milieu du Pacifique.
Encore un gros coup du tandem Tome/Janry !
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