Voici le 5° tome de Basil et Victoria et comme le tome 4 il s'agit vraiment d'une nouveauté (les 3 premiers tomes étant des rééditions). On retrouve nos deux jeunes héros dans une toute nouvelle aventure qui ne vous laissera pas indifférents. Le décor est toujours le même, Londres au XIX° siècle, avec ses ruelles malfamées, la pauvreté, la crasse...
Les protagonistes, vivant au beau milieu des différents drames sociaux de l'époque où la misère humaine est visible à chaque coin de rue, sont des enfants livrés à eux-mêmes et à la dure loie de la survie. Provenant d'ils ne savent même pas quelle famille, ces enfants de la rue abandonnés à leur triste sort, mais pleins de vie, d'espoir et de rêve, rendent ainsi l'histoire attendrissante, belle et touchante. Pas question une seule fois de s'apitoyer sur les personnages, leurs personnalités bien trempées en fond des enfants pleins de ressources inattendues.
Le dessin d'Edith est toujours aussi réussi. Le trait est celui du crayonné, il me semble qu'il n'y a que peu d'encrage et c'est vraiment très agréable, sans oublier la colorisation qui n'est autre que du travail au fusain et à l'aquarelle, qui donne un résultat formidable. La palette de couleur choisie est principalement dans les verts, les ocres et les bruns, accentuant ainsi le côté noir de l'univers.
Quelle plaisir de lire les aventures de Basil et Victoria, un réel agréable et bon moment de lecture.
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