Le malaise est grandissant dans ce deuxième tome. Tezuka développe ses sujets sans complaisance ni tabous. Que ceux qui pensent que les
mangas sont des lectures pour les jeunes ouvrent ce livre ; ils changeront tout de suite d’avis.
Ici, l’auteur met en relief certaines dérives de nos sociétés, dénonçant les affres de l’intolérance et du jugement basé le plus souvent sur les apparences. Qui sont les animaux ? Ceux qui leur ressemblent ou bien les autres ?
Pour le lecteur, le mystère lié à la maladie est déjà du passé et l’on suit surtout les aventures d’Osanaï et d’Urabe, tous deux confrontés à leurs problèmes et à leurs propres démons (dont un commun : le Dr Tatsuga’Ura).
Le deuxième opus se lit avec plaisir même si certaines situations sont un peu difficiles à avaler. L’auteur semble parfois se chercher dans ce récit complexe et l’on sent un ralentissement du rythme par rapport au premier tome. Il n’en reste pas moins une histoire de grande qualité où l’on ne s’ennuie jamais.