Black bank est l'un des premiers albums de la nouvelle collection "12 Septembre". Comme pour nous rappeler qu'au lendemain du 11 septembre 2001, le monde s'est réveillé sous un autre jour. Cet album nous parle d'une mondialisation effrayante. Ceux qui connaissent la série
Insiders chez dargaud seront peu surpris en renfermant cet album. En effet, tout commence avec une intrigue assez palpitante, une course entre un agent du FBI et l'arnaqueur. On est captivé par la rivalité entre ses deux personnages. Ensuite se greffe le coeur du sujet, cette lutte pour faire tomber la pieuvre mafieuse dans le système financier mondial. C'est là que le parallèle avec
Insiders est facile.
Mais cette série possède des atouts qui lui permettent de se détacher de cette image. D'une part on en est aux balbutiementx de l'aventure et le trio de personnages a encore tout à prouver face à des énemis dont un seul est connu actuellement, notre agent du FBI. Et elle est servie par un dessin très dynamique au découpage osé qui lui donne une image qui lui est propre. Par moment on pense à du
comics en regardant certaines cases. Enfin, cet album ne laisse pas au lecteur le temps de s'ennuyer, on dévore littéralement les 46 planches qui le compose. Seuls les moments de flashbacks viennent calmer le rythme de cette lecture.
Ainsi, en jouant sur la carte de cette mondialisation plus qu'effrayante,
Black Bank tente de nous convaincre que des personnes de bonnes volonté peuvent changer le cours des choses. La mission est presque accomplie avec ce tome qui nous pose les personnages et jette les bases d'un thriller intéressant.