Les héros ont un peu séché leurs larmes depuis l’épisode précédent et c’est avec moins de violons qu’est racontée cette suite. On assiste là à un épisode qui a des airs de super-production à la Spielberg : énormes mouvements de foule, confrontation avec l’armée (qui n’est pas sans rappeler les événements de la place Tien An Men), obtention du droit de marcher sur Taipei où Gen’Ichiro est un peu le Moïse devant qui la mer Rouge se sépare en deux...
Bref, tout se veut grandiose dans cet épisode, et on se laisserait presque bercer par l’optimisme (puisque tout sourit très vite à nos héros) si enfin un grain de sable ne venait pas enrayer la machine : de gros problèmes semblent se profiler à l’horizon, promesse d’un tome 4 plus sous le signe d’une dynamique action.
Ce tome 3 fait entrer en scène différents personnages importants au temps de présence variable : la chef de l’état taïwanais (herself, rien que ça !), la belle journaliste de la T.B.C (Tiens ? Justement, c’est au siège de cette chaîne TV que la suite va se dérouler ! D’ailleurs... c’est marrant que la chef de l’état l’ait appelée sur son portable…), et Kurofuji dont on avait entendu parler sans trop le voir.
Des facilités scénaristiques, donc, mais une histoire toujours aussi agréable pour qui veut bien croire à ce drame qui tourne parfois un peu trop au conte de fée. A noter que Jimichi Ukoi sait maintenant qu’il a retrouvé Gen’Ichiro qu’il cherchait depuis 15 ans, mais Kaiji Kawaguchi, l’auteur, repousse (probablement) aux calendes grecques les retrouvailles entre le jeune homme et son grand-père.
Moi, j’aime !
A noter que les tomes 1 et 3 ont aussi été vendu en coffret. Enfin, on remarque au début de l’ouvrage la présence d’un trombinoscope présentant les personnages principaux de Spirit of the Sun et un résumé des tomes précédents.
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