J’ai moins aimé ce tome 2 que le précédent. On a plus là une galerie de portraits qu’une dynamique d’action et de suspense. Les présentations se font et on tomberait parfois presque dans le genre
manga-baston avec gros bras, mafia, règlements de comptes, etc... Mais ce n’est pas tant ça qui me gêne. Ni l’abondance de nouvelles choses à intégrer (les noms des persos, cette histoire de terroristes vers la fin...). Non, ce qui m’a paru vraiment dommage, ce sont ces émotions vécues qui, par leur nombre et leur intensité, pourraient presque passer pour de la mièvrerie... C’est plein de bons sentiments, mais c’en est un peu trop : Chan, la force de la nature, qui se met à pleurer, Chimin qui devient d’un seul coup doux comme un agneau et qui accepte de se livrer (alors qu’il est un assassin !)... Bref, des changements de personnalités utiles au récit mais qui évoluent trop vite, trop brusquement. Réponse nous est donnée aussi au mystère qui planait sur la disparition de Gen : l’auteur n’a rien trouvé de mieux que de l’avoir fait amnésique pendant plusieurs années. C’est un peu facile. Mais bon. Ce volume 2, moins bon, donc, à mon avis, que celui d’avant est cependant nécessaire à introduire la suite. Et il en reste néanmoins un très très agréable moment de lecture.