Voilà un charmant petit conte fantastique qui ravira ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.
J’ai trouvé déjà original de placer l’histoire du point de vue des petits monstres, un peu dans le style de « Monstres et Cie ». L’histoire est rondement menée, et les dessins de Mohamed Fahar sont vraiment excellents ! Personnellement, je ne connaissais pas cet auteur, et je découvre quelqu’un pétri de talent !
Le trait est doux, les couleurs plantent l’ambiance de manière réussie. Tout se passe essentiellement la nuit (c’est normal, les monstres, ça sort la nuit ! :o)), Fahar montre donc l’étendu de son talent par une belle mise en scène qui ravira les amateurs du genre.
L’histoire est donc originale dans sa forme, mais ce que j’ai apprécié aussi c’est le message que, monstre ou humain, on est toujours la tête de turc de quelqu’un. Mohamed Fahar montre cela de manière très sensible, à travers les yeux de Dido. Le petit bonhomme vit très difficilement à la fois d’être rejeté par ses camarades, mais aussi avec le poids d’être le fils du chef du village.
Du coup, le lecteur s’attache tout de suite au petit monstre (on pourrait aussi faire le rapprochement avec Casper le fantôme pour ceux qui connaissent). On l’encourage, on tremble avec lui… et quel joie de le voir finalement se faire un ami parmi les humains.
On sent également que son rôle dans le village sera plus important que ce qu’on veut bien croire. Enfin, peut-être, mais cela, nous le découvrirons dans le tome suivant… ^_^
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